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Accident d'un avion Airbus A320-212 de Gulf Air
Manama, Bahrain
23 Août 2000

Manama, BahrainL’appareil effectuait une approche visuelle sur la piste 12 de l’aéroport international de Bahrain (pilote automatique et le directeur de vol déconnectés). A environ 1 NM (moins de 2 km) du touché, à 600 ft (200 mètres) au-dessus du niveau de la mer et à une vitesse de 185 kts, l’équipage demanda à faire un virage à gauche de 360° car l’avion était trop haut et trop rapide. Après autorisation, l’équipage engagea donc un virage serré (36° d’inclinaison) à gauche. Les volets étaient plein sortis, et la checklist d’atterrissage avait été faite.

Mais l’avion dépassa l’axe de piste, et l’équipage demanda à remettre les gaz. Le contrôle autorisa une montée à 2500 ft, cap 300°, pour préparer une seconde approche. La vitesse de l’avion augmenta jusqu’à 185 kts et l’appareil pris de l’altitude. A 1000 ft, l’avion avait une assiette à cabrer de 5°. Mais très vite, l’avion pris une assiette à piquer de 15°, et descendit. Le GPWS retentit. Le commandant de bord ordonna de rentrer les volets, et tira sur le manche. Mais cela ne suffit pas, et l’A320 toucha la mer avec un angle à piquer de 6,5°, à 1 NM au Nord de l’aéroport. La dernière vitesse enregistrée était de 280 kts. Les 143 personnes à bord ont été tuées. L’enquête a conclu que les causes de l’accident sont les suivantes :

  • Le commandant de bord n’a pas respecté les procédures opérationnelles standards : sa vitesse de décente et de sa première approche était bien au dessus des vitesses standards ; l’approche n’était pas stabilisée sur le bon plan d’approche ; le virage serrée en fin d’approche, proche de la piste et à basse altitude n’est pas dans les procédures ; la procédure de remise des gaz effectuées n’était pas correct ; etc.
  • Le copilote n’a pas essayé d’attirer l’attention de son commandant de bord sur les nombreux écarts des paramètres et profile de vol par rapport aux standards, comme demandé dans les procédures opérationnelles.
  • Après la remise des gaz, l’équipage aurait eu une désorientation spatiale, ce qui a conduit le commandant de bord à croire (faussement) que l’avion était en train de cabrer. Le pilote a donc poussé sur le manche (pour réduire l’assiette), faisant piquer l’avion dans la mer
  • Aucun des deux membres d’équipage ne semble avoir perçu et n’a réagi aux alertes successives du GPWS signalant la proximité du sol.
De plus, certaines non-conformités de la compagnie avec des exigences réglementaires importantes, et l’organisation même de la compagnie ont été reconnues comme étant des facteurs aggravants.

Photos de l'accident de la compagnie Gulf Air (23 Août 2000)

Cliquez sur une des photos de l'accident pour l'agrandir

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