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Les statistiques d'accidents
aériens fournissent une source précieuse d'information
permettant de fixer les priorités et d'observer les
progrès de l'industrie aéronautique. Elles existent pour
différent types d'aéronefs. Les
statistiques d'accidents
présentés dans cette partie concernent les avions
à réaction de plus de 27
tonnes. Les avions fabriqués dans l’ex-URSS ne
sont pas pris en compte.
1. Croissance
du trafic aérien
Le trafic
aérien n’a cessé de
croître jusqu’en 2001, année des
attentats du World Trade Center. Ces
évènements dramatiques ont
entraîné la faillite de nombreuses compagnies
aériennes
et une diminution du trafic aérien. Mais
l’aéronautique s’en est vite
relevée,
et deux ans après, la croissance repart. En 2004, le nombre
d’heures de vol
effectué atteint un record (37,1 millions).
Au
vu de ces
chiffres, on comprend
le souci des constructeurs d’avions quand ils calculent la
probabilité de panne
ou d’accident. Si, pour chaque heure de vol, un
évènement à une chance sur un
million de se produire, il se produira, statistiquement, plusieurs fois
par an.
Le graphe
ci-dessous montre le nombre total d’avions commerciaux
certifiés de
plus de 27 tonnes, et fabriqué ailleurs que dans
l’ex-URSS.
Le
nombre d’avions ne cesse de
croître pour satisfaire la demande croissante de transport.
L’espace aérien
devient donc de plus en plus encombré. Mais pour
l’instant, il n’y a pas de
dangers de collision car en même temps, les nouvelles
technologies permettent
une mesure de plus en plus précise de la position et
l’altitude de l’avion (aidant ainsi à la fois l'équipage et les contrôleurs aériens).
Pour accueillir tout le trafic, on peut donc réduire les
espacements entre
avions. Dans les espaces RVSM (Reduced Vertical Separation Minima), les
avions
se croisent en étant séparer verticalement de 1000 ft (environ 300
mètres).
Par
ailleurs, la durée des vols
s’allonge. Certains avions modernes sont capables de rester
en vol 22 heures,
et de parcourir la moitié de la Terre sans escale. Ces
avions très
long-courriers sont de plus en plus nombreux, expliquant en partie
l’allongement de la durée moyenne des vols.
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